
đ Elle est morte Ă 3 ans⊠et sâest souvenue dâun temple vieux de 3 000 ans
- BérengÚre lecoq

- 24 janv.
- 2 min de lecture
Jâadore cette histoire. Elle fait Ă©cho Ă ce que je ressens depuis toujours, sous la guidance dâIsis đ
Dorothy Louise Eady naĂźt le 16 janvier 1904, Ă Blackheath, dans le sud-est de Londres.
En 1907, Ă lâĂąge de 3 ans, elle chute violemment dans lâescalier en pierre de la maison familiale.
Les médecins la déclarent cliniquement morte pendant plusieurs minutes.
Puis, contre toute attente, elle revient Ă la vie.
Ă partir de ce jour, lâenfant nâest plus la mĂȘme.
Elle affirme ne pas appartenir Ă cette famille.
Elle parle dâun autre lieu, quâelle appelle sa vĂ©ritable maison.
Elle décrit avec une précision troublante :
â un temple de pierre blanc,
â des jardins sacrĂ©s avec des bassins,
â des murs gravĂ©s de hiĂ©roglyphes,
â et un homme quâelle nomme Seti.
Nous sommes dans les années 1910.
LâĂ©gyptologie nâest pas enseignĂ©e aux enfants.
Dorothy nâa aucun accĂšs aux ouvrages spĂ©cialisĂ©s, ni aux images dĂ©taillĂ©es de lâĂ©poque.
Vers 1911, Ă lâĂąge de 7 ans, elle dĂ©couvre une illustration dâun temple Ă©gyptien dans un livre.
Elle tombe Ă genoux, embrasse lâimage et pleure :
« Câest ma maison⊠mais le jardin nâest plus lĂ . »
đïž 1919 â Le choc du British Museum
En 1919, adolescente, Dorothy visite le British Museum.
Lorsquâelle entre dans la galerie Ă©gyptienne, elle est saisie dâune Ă©motion violente.
Devant une photographie du temple de SĂ©thi Ier Ă Abydos, elle sâeffondre en larmes.
Elle affirme reconnaĂźtre lâendroit et dit y avoir vĂ©cu comme prĂȘtresse du temple, dĂ©diĂ©e au culte dâOsiris, Ă lâĂ©poque du pharaon SĂ©thi Ier (vers â1300 av. J.-C.).
đ LâĂgypte comme retour, pas comme voyage
Dans les annĂ©es 1930, Dorothy sâinstalle dĂ©finitivement en Ăgypte.
Elle Ă©pouse un Ăgyptien et prend le nom par lequel elle sera connue toute sa vie :
Omm Sety â la mĂšre de Seti.
Elle travaille ensuite officiellement pour le Service des AntiquitĂ©s Ă©gyptiennes, principalement sur le site sacrĂ© dâAbydos.
đ Ce quâelle a permis de retrouver
Entre les années 1950 et 1970, Omm Sety aide les archéologues à :
â localiser les vestiges des jardins sacrĂ©s du temple de SĂ©thi Ier, dĂ©crits dans les textes mais jamais retrouvĂ©s jusque-lĂ ,
â identifier des salles rituelles enfouies sous le sable autour du temple,
â corriger certaines traductions de hiĂ©roglyphes, en expliquant leur usage cĂ©rĂ©moniel exact,
â dĂ©crire des processions religieuses confirmĂ©es plus tard par de nouvelles inscriptions.
đ§Les chercheurs notent tous la mĂȘme chose :
elle ne raisonnait pas comme une historienne.
Elle parlait comme quelquâun qui se souvenait des lieux.
JusquâĂ sa mort, en 1981, Ă lâĂąge de 77 ans, elle maintiendra cette phrase :
« Je ne crois pas Ă lâĂgypte ancienne. Jây ai vĂ©cu. »
đCertaines Ăąmes ne traversaient pas le tempsâŠ
mais revenaient avec la mĂ©moire intacte âš
âšEst-ce que ce genre dâhistoire rĂ©veille quelque chose en toi ?
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